GUILLAUME FIGUIÈRE
Je préfère dessiner ce qui m'entoure plutôt que des annonces pour des aspirateurs
ODEXPO : Présentez-vous en quelques phrases : qui êtes-vous et quel est votre parcours artistique ?
GUILLAUME FIGUIÈRE : Je suis dessinateur, grand fan des romans graphiques, des carnets de voyage, de l'urban sketching. Après un diplôme en arts appliqués, j'ai fait un petit tour dans la pub avant de réaliser que je préférais dessiner ce qui m'entourais plutôt que des annonces pour des aspirateurs. Je ne vis pas de mon art (comme beaucoup d'artistes je suppose) mais ne peux pas me passer de créer des trucs avec mes mains.
O : Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?
GF : Les gens dans les transports en commun, les scènes de rue, et même les pigeons. Des moments improbables, des petites situations comiques, tout me nourrit.
J'ai un faible pour Felix Vallotton, une profonde admiration pour Fréderic Pajak, Robert Crumb, Anders Nilsen, et tant d'autres...
O : Comment décririez-vous votre style ou votre approche artistique ?
GF : Pour moi, un dessin doit s'accompagner de texte. J’aime jouer avec les proportions et les mots. Je croque ce que je vois sans me prendre trop au sérieux.
O : Quelles thématiques ou questions abordez-vous dans votre art ?
GF : Je m'intéresse au quotidien : la solitude à deux dans le métro, ou encore l'intimité des gens en pleine rue, les moments où tout le monde se croise sans jamais vraiment se voir. Je vise à capturer l'essence de ces instants tout en ajoutant une touche d’humour.
O : Décrivez votre processus créatif : comment passez-vous de l’idée à l’œuvre finale ?
GF : Un peu de recherche, beaucoup d’exploration. Je vais à l’extérieur avec mon carnet, je dessine ce qui m'interpelle, puis je rentre et je retravaille un peu tout ça.
O : Quel est l'outil ou le matériel indispensable à votre création ?
GF : Mes fidèles compagnons sont mon carnet de croquis et mes pointes fines Micron. Ils ne prennent pas trop de place, je les ai toujours sur moi. J’utilise aussi des feutres colorés et une palette d'aquarelle.
O : Décrivez votre espace de travail.
GF : Mon bureau est jonché de croquis, de tasses de café vides et d’accessoires de dessin. C'est un mélange d'atelier et de cafétéria, un endroit où l'inspiration peut surgir à tout moment…
O : Parlez-nous d'une de vos œuvres qui vous tient particulièrement à cœur. Pourquoi ?
GF : Ce dessin, fait dans les jardins suspendus de Mumbai, me tient particulièrement à cœur. Il capture un corbeau, oiseau omniprésent dans la ville, que j’ai croqué sur le vif. J'aime son côté "observateur blasé", un peu comme moi à ce moment-là, perdu dans l'agitation de la ville. C’est un mélange de dessin et d'écriture sur mes impressions sur place.
O : Comment gérez-vous les périodes de doute ou de blocage créatif ?
GF : Quand le blocage créatif frappe, je fais le tour du quartier avec mon carnet, en essayant de croquer le plus de personnages possibles. ou, si je ne peux pas sortir, je me force à dessiner ce qui se trouve juste en face de moi : une tasse de café, un évier, mon entourage...
O : Où voir vos œuvres ?
GF : J'expose peu.. .
Où voir mes œuvres ? Chez moi, chez mes amis, bref, nulle part pour la plupart des gens ;-)
Ah si ! Sur mon site !
O : Le mot de la fin…
GF : Sortez, observez et croquez, tout et n'importe quoi !
Merci à Odexpo de nous permettre de nous exposer de la sorte !