Portraits Croisés


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GUILLAUME PLANTIER
Tordre la réalité
ODEXPO : Présentez-vous en quelques phrases : qui êtes-vous et quel est votre parcours artistique ?
GUILLAUME PLANTIER : Depuis que je suis enfant, je ne peux me contenter de ce que je vois. Je ne peux pas m'empêcher de tordre la réalité au gré de mon imagination et de ma sensibilité !

O : Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?
GP : Les bande dessinées, japonaise et américaine m'ont toujours beaucoup inspirées ! Par exemple les dessinateur de comics, Barry Windsor Smith dans Weapon X dont il vient de paraître une édition en noir et blanc.

O : Comment décririez-vous votre style ou votre approche artistique ?
GP : Ce qui m'intéresse, c'est tout ce qui peut s'interposer entre moi et la réalité, pour en révéler une couche plus profonde qu'on ne peut pas percevoir en se limitant à la superficie des choses.

O : Quelles thématiques ou questions abordez-vous dans votre art ?
GP : L'idée de liberté, la pensée qu'il y a autant de perceptions que d'individus, que tous devraient être invités à créer quelque soit leur domaine. Je crois que chaque être humain est un univers à part entière !

O : Décrivez votre processus créatif : comment passez-vous de l’idée à l’œuvre finale ?
GP : C'est toujours le concept du filtre, réel ou intellectuel, ou émotionnel qui vient changer les perceptions et révéler une beauté parmi d'autres.

O : Quel est l'outil ou le matériel indispensable à votre création ?
GP : Je pratique essentiellement la photo et privilégie l'action artistique au moment de la prise de vue. Je dessine aussi beaucoup et j'ai une maîtrise de peinture ce qui alimente mes photographies.

O : Décrivez votre espace de travail.
GP : C'est mon grenier où les fluctuations de lumières favorisent des accidents propices à la création.

O : Parlez-nous d'une de vos œuvres qui vous tient particulièrement à cœur. Pourquoi ?
GP : Ce portrait me touche particulièrement parce qu'il me renvoie à l'idée de naissance et par ricochet à la mort. C'est l'incarnation de ce que nous sommes, fragiles et forts entre lumière, matière couleurs et ténèbres.

O : Comment gérez-vous les périodes de doute ou de blocage créatif ?
GP : Par rapport à ce qui se passe dans le monde, il m'arrive de douter, de penser que l'art n'est que vacuité. Alors, je subis des pauses, mais la "Nécessité intérieure" me rattrape et je me remets en mouvement. Les témoignages et encouragements de ceux qui me connaissent me font le plus grand bien.

O : Où voir vos œuvres ?
GP : Malheureusement, c'est un des aspects de la création auquel je ne consacre pas assez de temps et d'énergie. Difficile de nos jours de se faire connaître ou d'exposer dans des galleries.

O : Le mot de la fin…
GP : Créez votre vie comme on fait un tableau, une photo, un dessin, jour après jour, comme si c'était le dernier !

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